JOURNAL (3)

Décembre 1993 – août 1995
17 février 2010
440 pages

Il s'agit d'une édition revue et augmentée du troisième volume du Journal, publié initialement en 1999. Elle inclut 58 pages inédites.

Fabrice Neaud a écrit en 2009 une postface à cette édition pour expliquer les raisons de sa publication. Elle est disponible sur le site d'Ego comme X.

Ce livre était déjà un pavé (plus de 350 pages), il l'est maintenant encore plus (près de 450 pages). Quatre scènes sont augmentées : la scène du Sergent, la scène de la vidéo, la scène d'explication passionnée avec le professeur des Beaux-Arts et l’épilogue.

Au-delà de ces considérations quantitatives, qu'en dire ? On peut noter tout d'abord que le dessin a beaucoup progressé en 10 ans : il a gagné à la fois en fluidité et en sûreté de trait ; Fabrice Neaud maîtrise beaucoup mieux les hachures et le modelé des volumes (ce qui est particulièrement visible dans la scène dite "du Sergent").

Cette édition augmentée s'imposait-elle ?

Non, dans la mesure où l'édition originale du Journal (III) se suffisait amplement à elle-même (sauf éventuellement pour l'épisode de la vidéo, difficilement compréhensible dans l'édition de 1999).

Oui dans la mesure où ces scènes ajoutées ou allongées ajoutent des éléments vraiment nouveaux et viennent enrichir le propos déjà dense de l'édition originale : La scène du Sergent permet de mieux prendre conscience de la misère sexuelle du narrateur à cette époque ; la scène de la vidéo permet d'éclaircir un passage auparavant trop elliptique ; la scène avec le professeur permet à l'auteur d'approfondir son propos ; la scène de la fête (shit et jumbé) apporte une nouvelle pièce au dossier.

Mais l'ajout de ces nouvelles scènes n'est, après tout, pas le plus important. L'impression générale, l'admiration devant la force de l'ouvrage changent peu, si ce n'est pour s'approfondir encore : au cours de ces centaines de pages, l'auteur aborde des thèmes quasiment inconnus en bande dessinée, les traite avec une recherche formelle sans cesse renouvelée mais jamais tape-à-l'œil et nous offre un récit et une réflexion sur le sort du narrateur en particulier et de notre société en général d'une densité, d'une profondeur inouïes.

 

Toutes les images sont © Ego comme X

 

 

 
Retour à la page d'accueil
Page précédente
Page suivante
Haut de la page